Journée d’études franco-américaine, 29 mai 2015, 3/3

Les intervenants

RICHARD MORRIS HUNT PRIZE GOVERNANCE

Après des études à Cambridge et Paris, l’intérêt de Michèle le Menestrel Ullrich pour la conservation du patrimoine l’incite à fonder l’association américaine “Friends of Vieilles Maisons Françaises », reconnue dès 1982 aux Etats-Unis comme une association à but non lucratif, avant de devenir la French Heritage Society en 2002.
Dès 1990, Michèle le Menestrel Ullrich co-fonde le Richard Morris Hunt Fellowship (devenue depuis le Richard Morris Hunt Prize), en partenariat avec l’American Architectural Foundation, et est aujourd’hui le co-chairman de ce programme prestigieux destiné aux Architectes du patrimoine œuvrant sur des projets de conservation-restauration du patrimoine bâti.
Le RMH Prize alloue ainsi 20 000 $ au lauréat, somme généreusement attribuée par Lafarge depuis 2009.

RMH Prize - Pierre-Antoine Gattier -1991

Pierre-Antoine Gatier devient architecte DPLG en 1984, après avoir été diplômé de muséologie à l’Ecole du Louvre en 1983. Nommé Architecte en chef des Monuments historiques en 1990, puis Inspecteur général des Monuments historiques en régions Rhône-Alpes, Lorraine et DOM en 2003, il enseigne l’histoire et la restauration du béton armé et l’histoire du métal à l’Ecole de Chaillot. Il a conduit plusieurs missions d’expertise à l’étranger : Lituanie, Pologne, Roumanie, Pakistan, Haïti, États-Unis, Congo, Croatie, Mali, Maroc. Il est aussi intervenu à la Nouvelle-Orléans dans le cadre de l’assistance apportée par le ministère de la Culture et de la Communication après l’ouragan Katrina. Membre de l’Académie d’architecture, Président de l’Icomos France, Pierre-Antoine Gatier a été le deuxième lauréat du Richard Morris Hunt Prize en 1991 pour sa recherche « Historic Preservation in the USA ».

RMH Prize - Mary Brush - 2005

Mary Brush, AIA, dirige l’agence d’architecture Brush Architects, LCC, Chicago. Pionnière dans son domaine, elle met en œuvre depuis plus de quinze ans son expertise dans les domaines de la restauration et de la conservation, en intervenant sur des bâtiments de grande hauteur dont l’existence est récente (6 mois) ou déjà ancienne (250 ans). Analysant leurs structures jusqu’au plus petit des interstices de leurs enveloppes, elle établit un diagnostic des pathologies dues au vieillissement, aux effets de l’eau, aux désordres structurels inhérents parfois à la construction même de l’édifice. Ses infatigables explorations débouchent sur des préconisations et interventions toujours renouvelées. Elle a été membre de l’American Institute of Architects (AIA) de Chicago, puis du conseil d’administration de la représentation de l’AIA en Illinois depuis 2004, avant d’être sa Présidente en 2012 et 2013. Mary Brush a été lauréate du RMH Prize en 2005 pour son projet de recherche en France portant sur les « Rules of Preservation in France, the Envelope’s Study », avec notamment ses expertises sur la Cathédrale Saint-Jean de Lyon, Notre-Dame à Paris et les murs externes du Château de Versailles.

RMH Prize - Jérôme Francou -1996

Jérôme Francou devient architecte DPLG en 1992, puis Architecte du patrimoine en étant diplômé de l’Ecole de Chaillot en 1995, avant d’obtenir un DESS « Jardins historiques, patrimoines et paysages » (ENSA Versailles) en 2001. Après une première décennie passée au service d’Architectes en chef des Monuments historiques (de 1993 à 2004), il a été membre du comité d’orientation Rhônes-Alpes de la Fondation du patrimoine (de 2007 à 2010), et a développé depuis 2005 sa pratique à titre libéral. En 2014, il a créé à Lyon « Perspective patrimoine », un atelier d’architecture spécialisé dans la restauration du patrimoine et ayant pour ambition de répondre aux défis environnementaux, en apportant un point de vue éclairé et équilibré sur la validité des structures anciennes dans une optique de valorisation du Patrimoine. Jérôme Francou a été Lauréat du RMH Prize en 1996 pour sa recherche portant sur le thème « Techniques and Historic Preservation in the USA ».

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Isabelle Michard et Elizabeth Okeke-von Batten, Center for Design & the City Program Director, Sustainable Cities Design Academy. Après un diplôme d’architecte DPLG à l’ENSA de Clermont-Ferrand, Isabelle Michard a obtenu une licence d’histoire de l’art et de l’archéologie à l’Université de Nancy. Elle devient ensuite Architecte du patrimoine en obtenant le Diplôme de spécialisation et d’approfondissement (DSA) de l’Ecole de Chaillot, comme major de sa promotion 2004-2006. Ces connaissances acquises durant sa formation initiale lui ont permis de travailler trois ans comme chargée d’études au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Haut-Rhin à Colmar, puis pendant huit années comme chef de projet dans deux agences à Saumur et Paris, pour des projets contemporains, de réhabilitation ou de restauration de Monuments historiques. Lauréate du concours d’Architecte et urbaniste de l’Etat (AUE) en 2006, elle est depuis 2007 Architecte des bâtiments de France à Metz, et cheffe du Service territorial de l’architecture et du patrimoine (STAP) de Moselle depuis 2009. Elle devient la première Scholar du RMH Prize en 2012 pour sa recherche sur « Le devenir des anciens sites et bâtiments industriels ».

Mireille Grubert

Mireille Grubert, directrice de l’Ecole de Chaillot, est Architecte et urbaniste général de l’État. Elle a été Architecte des bâtiments de France à Paris, dans le Tarn et Garonne et en Haute-Garonne. Elle a travaillé aux Etats-Unis à la Foundation for San Francisco’s Architectural Heritage, ainsi qu’à la Commission européenne à Bruxelles dans l’unité des affaires urbaines de la direction générale de la Politique régionale. Elle a conduit l’intégration de l’Ecole au sein de la Cité de l’architecture & du patrimoine depuis 2003, en confortant ses enseignements traditionnels (Diplôme de spécialisation et d’approfondissement -DSA- mention « Architecture et patrimoine », formation des Architectes et urbanistes de l’Etat -AUE-) et en ouvrant ses formations à un public élargi (Cours publics, formations continues, leçons inaugurales). Mireille Grubert est membre de l’ICOMOS, membre correspondant de l’Académie d’architecture et membre de la Commission du vieux Paris.

Alain Marinos

Alain Marinos est architecte DPLG, Architecte du patrimoine, Architecte des bâtiments de France, avant d’intégrer le corps des Architectes et urbanistes de l’Etat (AUE) en 1995. Il effectue depuis 1998 des missions de coopérations internationales, notamment avec la Chine, en relation avec l’Observatoire de la Chine de la Cité de l’architecture et du patrimoine, et est professeur conseiller de l’Université Tongji de Shanghai. Il participe à des groupes de réflexion internationaux sur proposition de l’UNESCO ou à la demande du Ministère de la culture et de la communication (Direction générale des patrimoines).
Alain Marinos est nommé en 2004 Inspecteur général de l’architecture et du patrimoine, et est membre depuis cette date de la Commission nationale des Monuments historiques. Il est depuis 2005 membre du Conseil national des villes et pays d’art et d’histoire. Il a été nommé en 2010 Inspecteur général des patrimoines.

RMH Prize FRANCE MANAGING GROUP

Florence Jeanjean est licenciée en Histoire et Géographie, avant de se spécialiser dans les domaines de l’histoire médiévale, notamment celle des monastères en France et en Italie. Elle consacre également ses travaux à l’architecture de Rome pendant la Renaissance et au 18ème siècle. Détentrice du Capes d’Histoire et de Géographie, d’un Master d’Histoire byzantine, elle a été professeur d’histoire et de géographie durant douze années à l’Institut Saint-Dominique à Rome, puis à Sainte-Marie des Invalides à Paris. Depuis 2010, elle est le Richard Morris Hunt Prize Program Director.

Stéphanie Zugmeyer

Architecte du patrimoine et docteure en Archéologie, Stéphanie Zugmeyer a travaillé dans le domaine de la restauration des monuments en tant qu’architecte libéral pendant 15 ans. Elle a participé à des opérations de fouilles archéologiques, d’étude et de restauration de monuments dans tout le bassin méditerranéen en particulier en Grèce, en Italie, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Depuis 2011, elle est ingénieure à l’Institut de Recherche en Architecture Antique (CNRS – AMU) à Aix-en-Provence, où elle se consacre exclusivement à la recherche. Lauréate du Richard Morris Hunt Prize en 2000 pour sa recherche « Utopias, new cities and urban projects in USA during 19th and 20th-century », cette expérience enrichissante lui a permis de rencontrer de nombreux acteurs de la préservation du patrimoine et de la gestion de sites archéologiques aux Etats-Unis.

Philip Frayne

Philip Frayne est diplômé de l’Université de Columbia (B.A.) et de la Johns Hopkins’ School of Advanced International Studies (M.A.). Il a été diplomate pendant 26 ans, exerçant cette fonction dans de nombreux pays : Inde (Calcutta), Egypte (Le Caire), Yémen (Sanaa), Maroc (Casablanca), Sri Lanka (Colombo), Jordanie (Amman) et Irak (Bagdad). Il retourne à Washington, DC, en 2010 pour prendre les fonctions de Director of the Public Diplomacy office dans le service des affaires du Proche-Orient au département d’Etat, avant de devenir Directeur du bureau des droits de l’homme et des affaires humanitaires pour les organisations internationales au département d’Etat. Il est nommé en août 2013 à Paris pour trois ans en tant que Minister Counselor for Cultural and Press Affairs auprès de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris.

Vanessa Rodriguez

Vanessa Fernandez devient architecte DPLG en 2004 (ENSA Toulouse), avant d’être maître-assistante à l’ENSA de Paris-Belleville et chercheuse au laboratoire IPRAUS (Institut Parisien de Recherche Architecture Urbanistique Société). Elle prépare actuellement un doctorat : « De la conception environnementale et matérielle des bâtiments du 20ème siècle aux théories et pratiques de leur conservation-restauration » sous la direction d’André Guillerme (Conservatoire national des arts et métiers -CNAM-) et Franz Graf (Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne -EPFL-). Parmi ses nombreux enseignements, on notera celui sur la conservation du patrimoine du 20ème siècle en France et aux Etats‐Unis. Depuis 2010, elle développe une activité de conseil et d’expertise dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine moderne. Vannessa Fernandez a été Lauréate du RMH Prize en 2010 pour sa recherche portant sur « Innovation for preservation. 21st- century tools to restore 20th century heritage ».

John Robbins

John Robbins a exercé en tant qu’Architecte du patrimoine et a également assuré plusieurs fonctions de direction au sein du National Park Service (NPS). Il a ainsi exercé dans de nombreux domaines de l’architecture: commande publique et privée, urbanisme, projets pour les musées aux Etats-Unis. La restauration de la Statue de la Liberté et la rénovation des galeries d’art décoratif du nouveau musée Paul Getty à Los Angeles sont emblématiques de son apport au patrimoine.
Il a également travaillé pour le National Park Service pendant 22 ans, d’abord dans son antenne régionale de Denver dès 1976, puis auprès de son siège social à Washington. Entre 1994 et 1999, il devient Directeur exécutif du National Center for Preservation and Training. Après 1999, il est Directeur adjoint des Ressources culturelles du National Park Service, en étant responsable, notamment, des édifices historiques américains. En 2006, il rejoint la National Gallery of Art de Washington D.C. pour en être son Administrateur adjoint. John Robbins a été le premier lauréat du Richard Morris Hunt Prize en 1990 pour sa recherche portant sur : « Historic Preservation in France ».

Président du Centre des Monuments Nationaux.

Philippe Bélaval est un ancien élève de l’École nationale d’administration. Son très riche parcours débute au Conseil d’Etat de 1979 à 1983, se poursuit auprès du Secrétariat d’Etat chargé du budget de 1983 à 1986, puis auprès du Ministre d’Etat chargé de la fonction publique et des réformes administratives (1988-1990), dont il est le Directeur de cabinet. De novembre 1990 à août 1992, il est Directeur général de l’Opéra de Paris et responsable dans cette fonction  de la gestion du nouvel établissement public regroupant l’Opéra Bastille, le palais Garnier et l’École du Ballet de Nanterre. À partir de mai 1993, il se voit confier plusieurs missions sur la mise en service de la nouvelle Bibliothèque de France créée en 1994. Il devient Directeur général de cet établissement et participe à ce titre au développement du bâtiment construit à Tolbiac par l’architecte Dominique Perrault. En juillet 1998, il est nommé Directeur des Archives de France. Il est réintégré dans ses fonctions et à son rang au Conseil d’État à compter du 1er janvier 2001. Président du conseil d’administration de l’Institut national du patrimoine en 2008, il est nommé Directeur général des patrimoines (Ministère de la culture et de la communication) en 2010 et est chargé de définir, coordonner et évaluer la politique de l’État en matière d’architecture, d’archives, de musées, de patrimoine monumental et archéologique. En 2012, il quitte ce poste pour la présidence du Centre des monuments nationaux (CMN).

Stéphanie Celle

Stéphanie Celle devient architecte DPLG en 1992, puis Architecte du patrimoine en 1995. Elle obtient un DEA d’archéologie des périodes historiques en 1997 (Université Paris-Sorbonne). Elle est pensionnaire de l’Académie de France à Rome (Villa Medici) en 1998-1999, avant d’être Architecte des bâtiments de France au Service départemental de l’architecture et du patrimoine (SDAP) de Paris de 2001 à 2009. Elle exerce, à partir de 2009, en tant qu’Architecte et urbaniste de l’Etat (AUE) et Conservatrice des Monuments nationaux, et travaille à la Direction de la maîtrise d’ouvrage du Centre des Monuments nationaux. Elle devient, en 2012, Adjointe à la Directrice du Laboratoire de recherche des Monuments historiques. Auteure de nombreux articles, elle a également enseigné dans le cadre de la formation continue, et à l’ENSA de Paris-La Villette (travaux dirigés d’histoire de l’architecture). Stéphanie Celle est lauréate du Richard Morris Hunt Prize en 1998 pour sa recherche « Building analysis, architectural drawings and preservation ».

RMH Prize - Pascal Filâtre -2004

Pascal Filâtre est architecte DPLG depuis 1986 (ENSA de Nantes) et Architecte du patrimoine  depuis 1989. Il obtient en 2000 un DEA « Projet architectural et urbain » à l’ENSA Paris-Belleville. Maître-assistant en architecture et histoire de l’architecture à l’ENSA de Nantes depuis 1997, Pascal Filâtre exerce aussi son activité au sein de son agence depuis plus de 20 ans. Il est membre de la Comission régionale du patrimoine et des sites, à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire depuis 2013. En 2004, il devient lauréat du Richard Morris Hunt Prize pour sa recherche « Brick and Terra Cotta in the USA ».

Axelle Macardier

Axelle Macardier est architecte DPLG avant de devenir Architecte du patrimoine en 2013. Elle travaille ensuite dans une agence d’Architectes du patrimoine, au sein de laquelle elle conduit plusieurs projets de restauration et de réhabilitation à différentes échelles. Elle a également écrit plusieurs articles sur le rôle des Architectes du patrimoine à toutes les étapes du projet architectural et urbain, et a rédigé des essais sur les doctrines de conservation- restauration. Elle a été récemment assistante de l’Architecte des bâtiments de France (ABF) du Service départemental de l’architecture et du patrimoine (SDAP) dans le département de la Seine-Saint Denis. Axelle Macardier a retenu l’attention du jury du RMH Prize pour son analyse particulière en milieu architectural urbain, son approche volontariste destinée à mieux comprendre les défis du renouvellement urbain. Elle est ainsi devenue la seconde Scholar (2014) du RMH Prize pour son étude « Le devenir des centres anciens aux abords des gares : moyens de sauvegarde et enjeux de conservation ».

RMHPrize - Jean Christophe Simon - 1993

Jean-Christophe Simon est Architecte du patrimoine, Architecte et urbaniste en chef de l’Etat (AUCE), Inspecteur général des patrimoines (collège des Monuments historiques) au Ministère de la culture et de la communication. L’ensemble de sa carrière professionnelle est entièrement tournée vers la question patrimoniale. Il exerce, dès 1982, en tant qu’architecte libéral et crée son agence à Toulouse, avant de passer le concours d’Architecte des bâtiments de France (ABF) en 1987. Il choisit comme premier poste le Service départemental de l’architecture et du patrimoine (SDAP) de l’Eure, puis dirige celui des Alpes de Haute-Provence. En 1993, il part six mois aux États-Unis pour étudier la politique américaine de préservation du patrimoine dans le cadre du RMH Prize. Puis il rejoint en 1995 l’Asie, afin de piloter le projet d’assistance technique à la conservation d’Angkor. Jean-Christophe Simon est nommé Conservateur régional des Monuments historiques en Provence-Alpes-Côte-d’Azur à son retour en France en 1998. Il y pilote la politique de protection patrimoniale, exerce la maîtrise d’ouvrage et le contrôle scientifique et technique de monuments protégés. Puis, en tant que directeur de la maîtrise d’ouvrage au Centre des monuments nationaux (CMN), il dirige notamment la stratégie de restauration d’une douzaine de monuments majeurs remis en dotation au CMN pour les inscrire dans une démarche globale allant de leur conservation à leur présentation au public. Il a été lauréat du RMH Prize en 1993 pour sa recherche « Historic Preservation in the USA ».

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