Journée d’études franco-américaine, 29 mai 2015, 1/3

Par Jacqueline Mainguy.

L’idée d’une telle journée d’études a germé lors d’une rencontre entre Michèle Le Ménestrel Ullrich et Catherine Graindorge, la directrice des études et de la recherche de l’Ecole de Chaillot, qui les ont conçues et organisées. Elles ont été aidées pour cela par Florence Jeanjean pour le RMHP et Lydie Fouilloux pour l’Ecole de Chaillot. Je les remercie dès à présent.

En effet, l’Ecole a tissé des liens avec cette fondation qui offre tous les ans depuis 1990 un prix de 25 000 $ à un jeune architecte œuvrant dans le domaine du patrimoine. Ce prix est attribué une année à un français, une année à un américain. Il leur offre un séjour d’étude aux Etats-Unis portant sur des thématiques patrimoniales. Ce sont les 26 Fellows ou les 2 Scholars du Richard Morris Hunt Prize. Parmi eux, 13 sont diplômés de l’Ecole de Chaillot. Nous aurons aujourd’hui l’occasion d’entendre 11 Fellows et deux Scholars parmi ces lauréats. Deux des Fellows ont fait le voyage depuis les Etats-Unis.Pour construire cette journée, il leur a été demandé de présenter le travail de recherche qu’ils ont mené, pour les uns aux Etats-Unis et pour les autres en France, en le présentant dans ses objectifs et enjeux initiaux, en l’analysant sous la forme d’un retour d’expérience, et enfin, en explicitant en quoi ce programme de recherche a modifié, conforté et orienté leurs pratiques professionnelles d’aujourd’hui.

Parmi nos orateurs, d’éminentes personnalités qui ont accompagné ce programme et qui le soutiennent aujourd’hui prendront la parole pour témoigner de leur expérience. Je remercie à ce titre M. Philipp Frayne, Minister counceller for public Affairs, qui ouvrira notre session de l’après-midi, et Philippe Bélaval, fidèle membre du jury, qui mettra en perspective la mondialisation du patrimoine. Alain Marinos, lui, nous fera partager ses réflexions sur les patrimoines et les cultures.

Le rôle du Richard Morris Hunt Prize est essentiel pour les architectes œuvrant dans le patrimoine. Depuis 26 ans, il a largement contribué aux échanges franco-américains. Cette journée d’études doit contribuer à mettre en lumière l’ensemble des travaux de recherche menés sur le patrimoine grâce au soutien du Richard Morris Hunt Prize, à proposer de nouvelles thématiques de projets de recherche pour mieux transmettre les réalisations accomplies et les renouveler dans les prochaines années. Cette journée s’inscrit dans une dynamique à la croisée de plusieurs actions de l’Ecole de Chaillot que sont la recherche, le DSA, la formation des AUE et l’international.

A l’international, l’Ecole de Chaillot participe activement dans plusieurs pays à la formation d’architectes qui souhaitent se spécialiser dans le domaine du patrimoine : elle poursuit son engagement aux côtés de ses partenaires en Bulgarie, au Maroc et au Cambodge et mène des ateliers sur sites en Italie, en Grèce et en Chine. Ce sont environ 130 élèves non français qui suivent des formations de Chaillot en France ou des formations auxquelles Chaillot contribue dans d’autres pays. En matière de recherche, l’Ecole de Chaillot développe depuis 2013 une activité qui se matérialise actuellement par deux volets, sous la direction de Catherine Graindorge.

Le premier concerne l’accès au doctorat en partenariat avec l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, afin de répondre à la nécessité de transmission et de diffusion de l’expertise patrimoniale de l’Ecole. La signature de la convention est prévue pour le 23 juin. Elle concerne trois écoles doctorales, celle d’archéologie et d’histoire, celle d’histoire de l’art et celle de géographie. Elle prévoit la création d’un doctorat en formation continue.

L’autre volet est celui des journées d’études par an sont programmées sur les projets de restauration et de conservation du patrimoine à toutes les époques et toutes les échelles, et sur l’histoire des doctrines. La dernière journée d’étude s’est interrogée sur l’héritage de Viollet-Le-Duc dans l’enseignement de l’Ecole et son socle scientifique.

La prochaine, est prévue en décembre sur la maîtrise d’œuvre et les outils numériques pour le patrimoine, en collaboration avec le laboratoire « Modèles et simulations pour l’architecture et le patrimoine » (UMR CNRS-Ministère de la culture et de la communication 3495). Mais revenons à la journée qui nous occupe aujourd’hui pour laquelle je cède la parole à Michèle le Menestrel-Ullrich.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s