300 ans à la Nouvelle Orléans, la « Crescent City » : Géographie, culture et climat

Du 16 au 21 octobre 2018

Rencontre bisannuelle des Richard Morris Hunt Prize Fellows et Scholars

 

Les RMHP Fellows et Scholars ont choisi, en cette année si symbolique des 300 ans de la naissance de la ville, de se retrouver pour leur réunion bisannuelle, à la Nouvelle-Orléans, la plus française des villes américaines, sous la conduite de Wendy Hillis 2007 RMHP Fellow, architecte de Tulane University, accompagnée de Beth Jacob 2017 RMHP Fellow.

Nous allons découvrir cette ville de soleil, de parfums, de fleurs, de musique, ou Louis Amstrong chantait : « C’est si bon… », où le temps semble avoir un rythme différent. Cette ville s’enroulant autour du « Père des Eaux », ce Mississipi, souvent invisible, immense seigneur qui commande toute la province, minotaure séducteur et destructeur…Cette ville qui après avoir subi Katrina en 2005, semble avoir tourné la page.

Sabina Fabris, 2002 RMHP Fellow, ouvre le feu de ces cinq jours magnifiques. Sautant les siècles, elle conte au public rassemblé au AIA Architects Center, la re-naisssance des jardins du château de Chambord. En effet, l’équipe de l’agence Philippe Villeneuve dont elle est le chef de projet, a retrouvé les plans de ces jardins qui n’avait jamais trouvé l’intégrité de leur dessin initial. Et aujourd’hui, depuis peu, ceux-ci enchantent le regard.

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Nous nous devions d’en savoir plus sur ce Mississipi et son estuaire omniprésents. Richard Campanella, Senior Professor of Practice of Architecture and Geography à Tulane University, nous les présente lors d’une conférence magistrale. Régulation des eaux, contrôle, écoulement, marées, lacs de déversement, canal… Que d’inconnues, que de questions inquiétantes.

Nous ne pouvons parler de NOLA, abréviation du nom de la ville et de sa province, sans évoquer ce qui, à puissance infinie, la meut, chaque année, à savoir, le « Mardi Gras ». Il est clair qu’il y a, un avant, un après, un millésime, un Roi. Une exposition étourdissante nous l’explique. Un lieu mythique lui est intimement associé, nous allons nous retrouver pour déjeuner « chez Antoine au Rex Room », à l’invitation de Jean et Buddy Bolton. Les fameuses huitres Rockefeller y furent inventées.

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L’Anneau de Mémoire de la Grande Guerre de 1914-1918

Vue depuis la tour lanterne, cliché L. Monsaingeon, nov. 2018

Nord de la France, Pas-de-Calais – Construit en moins d’un an, le Mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette a été inauguré par le président François Hollande le 11 novembre 2014. Quatre années plus tard, il est visité par le président Emmanuel Macron le 8 novembre 2018 dans le cadre des commémorations de la Première Guerre Mondiale, à l’approche de la date hautement symbolique du 11 novembre 2018 qui marquera le centenaire de l’arrêt du conflit qui emporta des millions de vies, en Europe et ailleurs.

Le président Macron s’arrête pour lire les noms des 600 000 combattants Photo Ludovic Marin. AFP

 

Inédit par son ampleur comme par sa nature (il ne commémore aucune victoire, mais mêle par ordre alphabétique strict les 600000 combattants amis et ennemis d’hier, réunis en une fraternité posthume), le dossier de presse de l’Élysée désigne le Mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette comme « le monument le plus emblématique construit durant le cycle commémoratif du Centenaire ».

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La reconquête des berges des fleuves aux États-Unis : Un regard français

Nouvelle parution dans la RMHP Final Reports Collection

Florence Declavellière est notre 2016 RMHP Scholar. Nous pourrions lui appliquer la phrase prémonitoire qui parut dans le New York Times en 1983 lorsque je fondais FHS, à l’époque Friends of Vieilles Maisons Françaises : « Menestrel says “In America, the sky is the limit.” »  En 5 semaines, Florence, boule d’énergie, a rapporté un riche bagage, utile à sa profession, et nous remet un Final Report qui enrichit la Collection.

À son retour Florence écrit : « [Le RMHP estune reconnaissance professionnelle qui, je l’espère, me permettra d’accéder à de nouvelles opportunités, l’acquisition d’une double culture d’adoption qui m’influence au quotidien, l’appartenance à un réseau qui se consolide au fil de nos réunions bisannuelles et s’enrichit chaque année de nouveaux membres, ainsi qu’une aventure humaine extraordinaire où tous les possibles deviennent accessibles ».

— Michèle le Menestrel Ullrich

Pour accéder aux RMHP Final Reports, suivre ce lien.