Mies van der Rohe : un repère architectural à Barcelone

© Galerie nationale de Berlin, 1968

Par Jacqueline Mainguy

C’est à l’Exposition internationale de 1929 à Barcelone que l’architecte Ludwig Mies van der Rohe a exprimé son talent avant-gardiste des années 20. Le Pavillon allemand est situé dans un coin boisé de la colline du Parc Montjuic. Mies van der Rohe ne souhaitait pas être trop près de l’ensemble des autres multiples exposants nationaux. Il présente l’Allemagne,  y accueillit le roi d’Espagne Alphonse XIII et les officiels allemands. Mies van der Rohe projette dans ce bâtiment tout ce que l’architecture représentait pour lui, soit les bases de sa philosophie : symétrie parfaite, espace, clarté, simplicité et minimalisme. Lire la suite

A propos de béton : Philippe Prost au Palais d’Iéna

Beauté de l’âge classique du béton – Beauté du béton d’avant-garde

amc-couverture-001Journées européennes du Patrimoine, en ce mois de septembre 2016 à Paris, le palais d’Iéna s’ouvre en grand. Philippe Prost, magicien du béton, nous présente ce palais, l’un des plus remarquables exemples de l’âge classique du béton, devenu aujourd’hui le Conseil Economique et Social.

C’est en 1936 que l’architecte Auguste Perret (1874-1954) va utiliser toutes les potentialités techniques et esthétiques du béton armé, créant un nouvel ordre architectural, capable de rivaliser avec celui de l’Antique. Pour Iéna, il dessine la colonnade de la Salle Hypostyle, le  chêne et béton s’y conjuguent, baignés de lumière ou encore, « l’escalier qui tient tout seul » cerné par une rampe de Raymond Subies, qui s’envole en courbe libre, formant une double révolution en forme de fer à cheval. Il ose le béton apparent. Lire la suite

CONSERVER, C’EST MODERNE !

Dialogue de François Chatillon, Architecte en chef des Monuments historiques, avec Vanessa Fernandez, RMHP Fellow 2010

François Chatillon

François Chatillon

Par le biais d’un dialogue, un manifeste qui questionne les enjeux de l’abondant legs architectural du siècle dernier, que nous recevons aujourd’hui. Quelle requalification pour ce patrimoine ? Quelles méthodes d’intervention ? Comment en finir avec le clivage inopérant entre création et conservation ?

Pour lire le texte intégral du dialogue, suivre ce lien.

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Reconnaissance de la Cité de Refuge (1933/1952)

Cité de Refuge (Le Corbusier, 1929) après rénovation. Vue de l’entrée et de la façade sud, nov. 2015 © ADAGP-FLC / Cyrille Weiner

Cité de Refuge (Le Corbusier, 1929) après rénovation.
Vue de l’entrée et de la façade sud, nov. 2015
© ADAGP-FLC / Cyrille Weiner

Conçue par Le Corbusier et Pierre Jeanneret pour l’Armée du Salut en 1933, située au 12, rue Cantagrel dans le 13ème arrondissement de Paris, à la Cité de Refuge tout est extraordinaire : l’architecture innovante (pilotis, toit-jardin, plan libre, fenêtre en longueur et façade libre), son programme social très ambitieux pour l’époque, son financement.

Commencé il y a plus de 80 ans, l’Armée du Salut y poursuit son travail d’accueil et de réinsertion pour les plus démunis grâce à une rénovation achevée en novembre 2015.

Une restauration remarquable, collaborative, un projet patrimonial au service du projet social grâce à l’intervention de la fondation de l’Armée du Salut, la fondation Le Corbusier, les Résidences sociales de France/Immobilier 3F, OPERA  Architectes, l’Agence François Chatillon, COTEC….

François Chatillon, Architecte en Chef des Monuments historiques, chargé entre autres de la maîtrise d’œuvre, avec la collaboration de Vanessa Fernandez, RMHP Fellow 2010, architecte chercheur, historienne et conseiller AMO, fait le point de cette belle réalisation (Suivre lien pour lire plus).

—Florence Jeanjean